Charles Dadant (2/3) : le saut par-dessus l'Atlantique

Charles Dadant part pour les Etats Unis, à Hamilton dans l’Illinois, en 1863. Il est alors âgé de 46 ans. C’est là-bas qu’il fera connaitre son nom et ses premières ruches. Voici l'histoire de son grand saut par-dessus l'Océan Atlantique.

charles Dadant cadre

Charles Dadant (1817-1902)

Après avoir arrêté son exploitation viticole et apicole en Champagne, où il n'arrive pas à vivre de manière prospère, Charles Dadant décide de se rendre aux Etats-Unis afin de conduire l'aventure de sa vie. Il arrive ainsi dans l’Illinois sans argent et s’installe alors dans une petite cabane en troncs d’arbres au milieu de la forêt avec sa femme et son fils, Camille-Pierre Dadant. La maisonnée n’a ni porte, ni fenêtre. Ils vivent de fruits des bois qu’ils vendent sur les marchés en espérant réussir à créer un domaine viticole et développer leur cheptel de pollinisatrices. L'apiculture devient bientôt la principale activité de la petite famille de migrants qui abandonne la viticulture, trop peu prolifique.

Charles Dadant décide alors de détruire son grenier, d’acheter des reines italiennes à 5 dollars pièce et d’installer 32 ruches. Il effectue alors une étude comparative entre les reines italiennes et les reines des abeilles noires américaines. Ces travaux lui permettent de conclure que les reines italiennes sont les meilleures reines à utiliser pour l’apiculture. Mais à cette époque, il n'existe pas encore de moyen efficace pour faire voyager des essaims sur de longue distance. En 1874, après quelques tentatives décevantes, Dadant résout le problème de l’expédition en toute sécurité des abeilles dorées d’Italie, en travaillant avec des fournisseurs milanais.

Dadant réalise également des tests sur les différents types de ruches et plus particulièrement celles de Quinby, Langstroth et King, jusqu’à créer sa propre ruche : la fameuse ruche Dadant. Cette ruche permet par ses dimensions et l'utilisation de bois, une meilleure résistance des abeilles aux variations climatiques. De plus, celle-ci a une rentabilité élevée et est très maniable par les apiculteurs par son système d'"étages" (corps de ruche, hausse) et ses cadres mobiles qui permettent de voir l'état de santé de la colonie. Il travaille également avec des apiculteurs de renoms afin de développer un extracteur à miel, machine permettant de commercialiser facilement du miel en pot. 

Sa volonté, sa curiosité et ses contacts lui ont permis de prendre place dans le paysage apicole américain : mais Charles n'a pas encore fini de vous étonner. Découvrez la fin de son épopée dans notre prochain article !

 

Sources :

http://www.dadant.com/journal

https://www.youtube.com/watch?v=qhns_NSCFzI

-Archives du Wisconsin

- http://www.la-ruche-sauvage.com/api/apihist.php

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